
La Crète, plusieurs amis m’en avaient parlé : Il faut que tu voyages en Crète !! J’ai repoussé plusieurs fois et puis cette année, je me suis décidé… D’abord, je voulais faire un Road trip en Van. Cependant, je n’ai pas trouvé de location convenable. J’ai donc loué une voiture et réservé 5 hébergements. Pour éviter trop de routes (la Crète c’est grand), je me suis concentré dans la partie ouest de l’île. Je reviendrais pour découvrir la partie est.
À l’origine, je l’avoue, je n’étais pas très emballé par ce voyage… une île plate, que des cailloux, bétonné pour le tourisme de masse…
Bref ce fut tout le contraire !! Je suis revenu super enthousiaste de ce voyage.
La surprenante île de Crète, on la croit aride, désertique, c’est souvent le cas. Mais au détour d’un virage, dans des gorges splendides : des arbres feuillus et épineux, l’eau est présente !
Sans compter ses plages et criques magnifiques, sauvages (pour certaines) toutes différentes.
Oui la Crète est envoûtante et magnifique ! En route pour 15 jours d’aventure… vers l’ouest !

Les temps forts du voyage !

Elafonissi

Gorges de Samaria

Balos

Gorges d’Imbros
Le voyage
en chiffres
En quelques chiffre, le résumé de ce beau parcours. Vous pouvez voir en détail, le tracé ici sur mon carnet de voyage AContresens
16
jours
6
étapes
800
km
600
photos
11
randonnées
100
km à pied
En route vers l’Ouest… Kalyviani

Arrivé à Héraklion vers 10h30 du matin, j’ai récupéré les bagages et la voiture. Ensuite, je prends la « nationale » pour Kalyviani à 180 km ! Première surprise, je ne pensais pas que l’île était aussi longue !!
La conduite crétoise est un peu bizarre ! Il faut se rabattre sur la voie d’arrêt d’urgence, quand une voiture veut vous doubler… on prend vite le pli ! Sinon la route est en bon état !
Je fais quelques arrêts pour faire des courses et manger. Je ne me suis pas arrêté à Réthymnon ni à La Canée. C’est prévu durant mon séjour.
J’arrive à destination, dans l’après-midi, dans l’arrière-pays de Kissamos à Kalyviani. Mon appartement est grand et fonctionnel et avec une magnifique vue sur la baie, superbe. La journée va se terminer tranquillement…
Je reste 4 jours

/ Les cheminées de Potamida
Réveillé vers 8h, je me prépare pour une belle journée ensoleillée. Je prends la direction de Topolia. Je m’arrête dans le village de Potamida. Je décide d’aller voir de plus près une curiosité géologique du coin : Les Cheminées de Potamida.



Ces cheminées composées essentiellement d’argiles dénotent avec l’environnement. Elles ont pris forme avec le temps. Ce fut après un long processus d’érosion causé par le vent, le soleil et l’eau.
La visite est rapide, mais cette curiosité vaut le détour !
/ Les Gorges
de Sirikari
Je reprends la route pour rejoindre le départ de ma randonnée à Sirikari. Le but est de traverser les gorges de Sirikari jusqu’au village de Polyrrinia. Egalement, je souhaite monter sur la colline pour voir les vestiges antiques de Polyrrinia.
La randonnée n’est pas compliquée. Les gorges ne sont pas très étroites, la température monte vite ! Une partie du sentier est sous des chênes, offrant un peu d’ombre.
Proche de Polyrrinia, le sentier est modifié. Un mouton mort depuis un bon moment bloque le passage. L’odeur est insoutenable ! Je rejoins une petite route qui conduit au village de Polyrrinia.

Le village n’est pas bien grand, au détour d’une petite rue, un énorme Bougainvillier aux fleurs roses fluo électrique. Juste après, un chemin monte sur la colline pour rejoindre les vestiges antiques. Mais il ne reste plus grand-chose de visible. Seul le magnifique paysage sur 360° vaut le détour ! Par contre, impossible de marcher autour de la colline, le passage est barré par un grillage impossible à ouvrir.





De retour au village, je m’arrête assoiffé devant une petite boutique de souvenir et de boissons fraîches. La boutique est ouverte, une dame arrive au bout de 5mn. Elle m’invite à m’assoir sur une petite terrasse ombragée au bord de la route. Nous échangeons sur ma randonnée, sur la Crète. Je repars au bout de 30mn pour commencer le retour par le même chemin vers la voiture. La piste est très raide et très glissante sur des cailloux jusqu’à la route. Je pense qu’il est préférable de passer uniquement par la route asphaltée !
Arrivé à ma voiture, je profite d’un robinet d’eau pour me rafraîchir. Après une si belle randonnée, rien ne vaut un plongeon à la plage 🏝️ … Il est préférable de prendre la route qui va à Kissamos ! Sinon vous allez vous retrouver sur une piste de cailloux !
Kissamos n’a pas un charme fou, mais bénéficie d’une très belle plage de sable fin avec de nombreux restaurants. La journée va se terminer tranquillement au bord de l’eau.

/ Des Gorges de Topolia jusqu’à
la plage de Falasarna
Le lendemain matin, je pars tôt de l’appartement. Je reprends la route pour Topolia. Après le village, la route se rétrécit et continue en lacets sur le flanc des gorges de Topolia. La randonnée de ce matin semble prometteuse ! Une nature brute est magnifique !
À peine arrivé sur le parking que je suis déjà parti ! Le sentier commence par longer la rivière à sec (septembre). Attention, le parcours traverse le lit de la rivière, donc s’il a de l’eau ce n’est pas possible de passer.




On perd très facilement le balisage du sentier dans les gorges. Revenir sur ses pas pour le retrouver, la zone peut-être dangereuse et le passage impossible ! Je me suis fait avoir deux fois !
Les gorges sont vraiment magnifiques et l’environnement est très sauvage ! Des chèvres sont présentes sur le parcours.

Après les gorges, le sentier passe par deux villages typiques crétois. Magasins et restaurants sont disponibles à Topolia (que je retrouve a pied ! )
Trourousniana est bien plus petit, avec peu d’habitants.
Le sentier prend ensuite le chemin du retour dans les petites montagnes avec le mont Kastelos. Possible d’y monter, je ne l’ai pas fait ! La chaleur a eu raison de moi ! Après la nouvelle route asphaltée, la fin du parcours est sans grand intérêt. Il permet de rejoint rapidement le parking du départ. Attention piste très pentue et avec de la caillasse qui fait glisser les pieds !

Je consacre l’après-midi à l’extrémité nord de la plage de Falasarna. Celle-ci est superbe et pas trop fréquentée. Par contre, les rochers à fleur d’eau sont ultra glissant. La journée fut superbe !

La péninsule de Elafonissi,
avec ses eaux turquoise qui rappellent les Caraïbes, offre une échappée magnifique de la beauté de notre planète !
/ Échappée
à Elafonissi
À l’origine, j’avais prévu d’aller à Balos, mais j’y reviendrai après. J’ai donc pris la direction du sud pour me rendre à Elafonissi. Deux solutions pour s’y rendre de Kissamo, soit par la route côtière, soit par la route de Topolia (encore). J’ai opté pour le 2e choix, on m’a fortement déconseillé de conduire sur la route côtière réputée difficile et dangereuse. De plus, elle est fermée, sur une portion pour travaux !
Il faut savoir que beaucoup de routes sont en travaux (sept 2024). Un grand projet de remise en état de l’infrastructure routière est en cours sur plusieurs axes…
Mais revenons à cette belle journée qui commence très très tôt, 7h du matin. Je veux arriver vers 8h pour profiter de la lumière du matin et de sa quiétude ! Il faut savoir que Elafonissi est extrêmement connu et surfréquenté en journée !! Je n’y resterais pas toute la journée.
Arrivé à l’heure prévue, je gare la voiture sur un immense parking payant (5 euros). Pour atteindre le lagon, il faut marcher bien 5 min sur une petite route, puis traverser l’ancien parking. Il y a très peu de monde.
Dès l’arrivée, on ouvre les yeux en grand ! C’est vraiment magnifique ! le bleu du ciel, l’eau cristalline, le sable rose , la lumière du petit matin … incroyable !!!

Je traverse le petit bras de mer sur la lagune, de l’eau jusqu’aux genoux. La traversée dure qu’une minute. Je m’enfonce sur la presqu’île, en longeant sa côte faite de petites criques de sable rose. Au bout d’un moment, je décide de m’arrêter et de me poser sur ma serviette. Croyant y rester une heure… j’y reste bien 4 heures !! Certes, il y a un peu plus de monde au fil du temps. Mais je n’ai pas vu le temps passer !! Je profite du soleil et de la mer (plus froide que dans le nord de l’île). C’est vraiment un petit paradis !



Vers 13h, je décide de lever le camp. Je pars vers les petites criques le long de la côte principale (voir le plan). Je dois donc revenir sur mes pas et quitter la presqu’île par le même passage. À ma grande désolation, le paysage est dénaturé par le nombre d’humains au cm2 que je vois ! Serviette sur serviette, une foule de monde. Il n’y a plus aucune place. Certaines personnes se sont installées derrière des cabanes en face des toilettes !!! La beauté du matin a disparu, laissant un triste spectacle offert par le tourisme de masse !!! (dont je fais partie).
Une fois passée la lagune, le sentier prend le chemin côtier via les rochers et la pinède. Plus personne, la nature tranquille avec des chèvres. J’arrive sur des criques splendides. Il y a un peu plus de monde, mais cela n’enlève rien au charme de ce paysage côtier.


De retour en fin d’après-midi sur le parking, je prends la direction du retour. Cependant, je fais un détour pour voir le monastère Chryssoskalitissa. Très beau monastère, de l’extérieur, je ne l’ai pas visité. Celui-ci ne présenterait pas un grand intérêt selon plusieurs avis trouvés.

De retour à l’appartement, j’ai récupéré, pour le lendemain, un flatbike chez ATV BALOS. Il loue des flatbikes, quads, à 5 min à pied. La fin de la journée sera consacrée au rangement, valise et ménage, car le lendemain, après Balos, je change d’appartement.
/ Balos
Lorsque j’ai préparé ce voyage, je voulais absolument voir Balos. Mais deux problèmes se posaient à moi, le nombre très important de touristes et l’accessibilité du site. Jusqu’à 2024, on peut y accéder en voiture de tourisme classique (en roulant à 10/15 km heure). C’est pourtant totalement interdit par les compagnies de locations de voiture ! Aucune assurance ne fonctionnera en cas de problème ! Et cela arrive très souvent, la facture sera très salée !
Il semblerait que l’accès en voiture va être interdit. La ville de Kissamo construit un immense parking au début de la piste. Aucune information officielle est disponible (septembre 2024). Cependant, la question se pose de la présence de toutes ces voitures dans une zone protégée Natura 2000 ?!
Une autre solution existe ! J’ai loué un flatbike chez ATV Balos, un peu avant sur la route qui va à Balos. Ce n’est pas cher, très maniable, puissant (on ne pédale pas du tout), très stable. On est en 20/25 min au parking supérieur actuel ! De plus l’accueil est superbe, bien renseigné et arrangeant, je recommande (parle français) ! On peut aussi louer un quad ou un scooter.
Réservez à l’avance, car toujours complet !
Je suis donc parti à 7h en flatbike ! La lumière du petit matin est la plus belle ! Même la piste à cette heure est magnifique !! Et cerise sur le gâteau, il n’y a personne !
La montée se fait sans difficulté, mais il faut être prudent. La piste est défoncée par la présence de trop de voitures et de gros cailloux.


Une fois le vélo posé au parking, j’ai pris le sentier vers la lagune de Balos. La lumière du petit matin est incroyable. Très peu de monde à cette heure matinale. Je profite de chaque instant, un régal !


L’arrivée dans les hauteurs de la lagune est vraiment splendide !

Je profite du peu de personnes pour m’avancer sur le banc de sable qui sépare la lagune en deux parties. L’eau est cristalline et très peu profonde. On peut s’avancer très loin. Je reviens sur mes pas et je me balade le long de la lagune vers l’ouest. Magnifique !









Le flux ininterrompu de vacanciers commence à arriver vers 10h depuis le parking et vers 11h en bateau. C’est l’heure à laquelle je suis parti, d’autres petites plages deviennent bien plus intéressantes ! Et d’autant que je dois rendre mon appartement et prendre la route pour Sougià dans le sud !
En route vers le sud… Sougià

La route vers le sud pour se rendre à Sougià, la plus sûre et la directe passe par Topolia. Le paysage est très minéral et présente peu d’ombre. Mais autour d’un virage, d’un coup, des grands arbres, une petite rivière et une taverne (Taverna O Mylos)… 13h, je décide de m’y arriver pour manger, j’ai faim !
Après un très bon repas crétois, copieux et peu cher, je reprends la route. Les restaurants ne sont pas chers en Crètes. J’arrive à Sougià vers 15H. Je prends possession de mon appartement et décide de visiter le village.

C’est une petite station balnéaire bohème avec un passé hippie. Elle dispose d’une grande plage de galets. Il y a quelques commerces et restaurants. Un camping nature et naturiste se trouve au bout de la plage. On s’y sent tout de suite bien ! J’ai adoré cet endroit. D’autant que c’est plutôt calme en ce mois de septembre. J’y reste 3 jours.

Le lendemain, je décide de ne rien faire ! Plage – transat – baignade – bronzage va rythmer la journée.
/ Les gorges de Samaria
Si une randonnée doit-être faite en Crête, c’est bien les gorges de Samaria !
Le lieu est très connu. Beaucoup de randonneurs et non-randonneurs réalisent les 15 km qui relisent Xyloskalo à Agia Roumeli. Tout ce monde atténue le charme de cette belle randonnée. On se retrouve vite en file indienne. Cette randonnée devrait être réglementée, bien que cela ne soit pas si simple, des villages vivent de l’affluence des touristes…
Les gorges sont splendides avec des parois vertigineuses. Selon la saison le cours d’eau sera plus ou moins à sec, mais cela n’enlève rien aux paysages.
C’est magnifique !



Randonnée sans contrainte et difficulté, seules la distance et la chaleur à l’arrivée. Il est indispensable d’avoir des chaussures de randonnées, de l’eau, de la nourriture et de la crème solaire.










La petite station balnéaire Agia Roumeli est uniquement accessible par bateau. Après mettre baigné et restauré, j’ai pris le bateau en fin de journée pour Sougià. La fin de journée est magnifique, avec le soleil couchant… superbe journée !
INFOS PRATIQUE
Pour se rendre aux gorges de Samaria de La Canée (chinia) ou de Sougià prendre un bus jusqu’à Xyloskados. Pour le retour de Agia Roumeli, prendre un bateau pour Sougia ou Chora Slakion, puis un bus jusqu’à La Canée.
Le mieux est d’avoir un hébergement à Xyloskados. Vous pouvez commencer à 7h30. Il y aura beaucoup moins de monde (vers 8h15, les bus arrivent).
L’autre solution, avoir un hébergement à Sougià, le soir après le bateau vous êtes arrivé, mais le matin il y aura du monde… (c’était mon choix).
Attention, si vous prenez un bus le soir de Sougià. Achetez d’avance votre billet « papier », le bateau arrive 18h10 > 18h25 et le bus part à 18h30 !
Randonnée payante
Voir les sites internet suivants :
– bus ktea


/ Les gorges de Lissos
Le lendemain matin, 7h30, je décide de faire une randonnée au départ de Sougià, les gorges de Lissos. Superbe randonnée qui commence par une belle montée dans les hauteurs le long de la mer. La lumière est magnifique même si ce matin les nuages sont nombreux !

On arrive à mi-parcours sur les vestiges nombreux de l’ancienne cité antique de LIssos, superbe.




Le retour se fait par une belle montée. Cela permet de retrouver le plateau Kandouni. Puis, on arrive aux gorges de Lissos. Elles sont petites mais offrent des perspectives incroyables !



On arrive après au port de Sougia.
Je rends l’appartement pour 13h. Je quitte Sougià avec un brin de nostalgie… j’y serais bien resté plus longtemps !
La Canée (Chinia)

Je prends la route pour La Canée (Chinia), au nord. La route serpente la montagne, les paysages sont magnifiques… des forêts de pins, de sapins, de chênes, et du minérale. En bref, les paysages se succèdent et ne se ressemblent pas ! La route monte jusqu’au côl d’Epanochori avec ses éoliennes, puis redescend vers le nord par la suite…
Un retour dans une grande ville avec sa circulation me fatigue un peu. Le bruit est épuisant. Bref, le contraste est saisissant avec Sougià ! Je trouve vite mon appartement pour deux nuits. Au soir, je décide de commencer à visiter le centre historique. Le reste de la ville présente peut d’intérêt.
Je me retrouve vite dans une marée humaine. Beaucoup de monde, de musique, il y a une fêtes dans la ville ce soir. Le centre historique, est très beau ! surtout au couché du soleil. Le style vénitien est bien présent. Celui-ci est ultra touristique. Il y a des restaurants, des magasins de souvenir, et des glaciers. Bref, il y manque un brin d’authenticité ! Cela gâche un peu le plaisir et l’envie d’y rester.

/ Moni Gouverneto
Le lendemain, je pends la route pour la presqu’île, au nord vers l’aéroport.
Petite randonnée au départ du monastère de Moni Gouverneto de style vénitien bâti au XVIe siècle. L’entrée est payante 3€. On contourne le monastère que l’on ne peut pas visiter. Le sentier est très bien balisé par un chemin en escalier.


1er arrêt à la grotte, sombre et grande, lieu spécial…

Le sentier continue jusqu’aux vestiges du Monastère Saint-Jean encore très présent.




Le sentier continue jusqu’à la mer. Il descend dans le lit de la rivière asséché. Le chemin est raide, mais on y arrive.



Rapidement on se retrouve dans des petites gorges jusqu’à la mer. Sa crique permet de se baigner, mais l’accès n’est pas facile. Il y a un peu de monde en fin de matinée.


À la crique, continuer à gauche dans les rochers. Un peu plus loin se trouve la carrière. Les blocs de pierres y ont été prélevés pour construire le monastère.


Nota : deux chèvres mortes dans les gorges, mais on peut les contourner et pas trop d’odeurs…
/ Stavros
De retour à la voiture, je décide de visiter les environs. Je prends la direction de la petite station balnéaire de Stravos, nichée sur la côte nord de la péninsule d’Akrotiri. Un beau lagon avec une eau cristalline et peu profonde, mais bien fréquentée. Plus loin, une grande baie de sable fin est disponible. La mer est un peu agitée. Il y a aussi des transats et un bar. J’ai préféré cette plage bien plus agréable. Par contre, il n’est pas facile de se baigner, des rochers à fleurs d’eau sont ultra glissant.
Je décide de manger dans un bar de plage et de profiter de l’après-midi à Stravos. Cette petite station balnéaire vaut le détour ! En fin de journée, j’empreinte le chemin du retour vers La Canet, dommage j’aurais préféré rester ici…

De retour dans le sud… Chóra Sfakión

Le lendemain matin, je rejoins la petite station balnéaire de Chóra Stakión, au sud. La route est superbe ! La descente sur une route serpenté avec un nombre incalculable de lacets offre une vue panoramique vers la mer. Au loin, on distingue un plateau agricole à flanc de montagne, avant de rejoindre la mer.


La petite station balnéaire est vraiment très agréable. Elle a son enfilade de restaurant et d’hôtel au bord de la mer et du port. Plus loin, une petite crique de sable noir permet de se baigner. La mer est assez agitée. J’y suis resté l’après-midi. La soirée fut tranquille.

/ Sentier côtier jusqu’à Loutro
Le lendemain matin, le soleil est déjà bien présent à 7h30, je pars en randonnée le long de la côte. Après 20 minutes sur la route, un sentier côtier mène au village de Loutro. Le village est accessible uniquement à pied ou par la mer. Celui-ci est un peu raide, étroit et proche du vide à certains endroits. Certains passages exigent un pied sûr et/ou exposés au vide. Des cordes métalliques sont là pour aider !




Bien que j’ai le vertige, les passages ne m’ont pas empêchés d’avancer. J’ai fait bien pire !
Au bout d’une heure j’ai atteint Glyka Nera beach. Personne ! Superbe plage où je suis resté finalement 4 heures (au lieu 1 heure) !




J’ai repris ma route jusqu’à Loutro sans aucune difficulté. Les paysages minéraux se succèdent avec le bleu éclatant de la mer. Un peu avant d’arriver à Loutre, quelques arbres ont réussi a pousser. Des chèvres profitent de leurs ombres pour se reposer à l’abris du soleil.









Loudro, avec ses maisons toutes blanches, est très agréable. De nombreux restaurant sont disponibles le long de la minuscule plage remplit de transat. Comme il y a peu de place, je décide de reprendre le bateau. Pour Chóra Stakión un bateau navigue toutes les 30 minutes en septembre. Le trajet dure 20 mn. Je fais le chemin inverse. On voit le sentier, le long de la côte.



La fin de journée, se terminera tranquillement…

/ Les gorges d’Imbros
Pour le 3ème jours sur Chóra Sfakión, je décide de randonnée dans les gorges d’Imbros. Les petites soeurs des gorges de Samaria, sont plus courtes, moins hautes mais tout aussi magnifique ! Je prends donc le bus de 7h00 en direction de la Canet, j’arrive à Imbros à 7h30. C’est trop tôt en septembre, mais pas le choix de l’heure du bus. Contrairement à Samaria, il n’y a personne et les tavernes sont fermées tôt le matin. Il faut dire qu’il est a peine 8h !
Il est préférable d’attendre 8h30 pour commencer à avoir un peu de lumière, les gorges étant profondes. Le sentier commence à Imbros ou à la Taverne Porofarango, un peu plus bas.
L’entrée est de 3 euros
Plus on avance dans les gorges, plus celles-ci se resserrent, pour finir avec un écart de trois mètres ! Magique, encore une fois ! Pratiquement personne en septembre !
Randonnée facile sans aucune difficulté. À la fin on arrive à la taverne Posidonio.














Il est préférable d’avoir un hébergement à Chora Sfakion. Le matin, laissez votre voiture à la Taverne Posidonio. Des parkings sont disponibles. Il y a un arrêt pour le bus venant de Chora Sfakion.

Ce que je n’ai pas fais ! Du coup, je suis redescendu à pied, le long de la route (3km) sous le ☀️… pas top !
Sur les routes du sud, puis vers le nord

J’arrive sur les derniers jours de mon voyage ! Le temps passe vite… Je quitte Chóra Sfakión tôt le matin. J’empreinte le route côtière vers l’est. Mon objectif est d’atteindre Plakiás. La route est superbe et peu fréquentée, on frôle les montagnes blanches…j’en prends plein les yeux !



/ Plakiás
La petite station balnéaire de Plakiás est très agréable et mérite le détour ! Je ne fais qui passer, j’aurais dû y rester au moins une nuit.


Je décide de faire une petite randonnée pour finir, ce tour de l’Ouest crétois !
Ici on change de décor ! C’est vert ! Même si le minéral reste très présent, l’eau est plus abondante. On voit de l’herbe bien verte !!



La randonnée monte raide dans les coteaux, le sentier n’est pas toujours bien identifiable, la végétation étant dense.
Il faut d’aider des mains à quelques moments et avoir le pied sûr !
Très belles vues sur la mer et sur la village. À faire !
De retour à la petite station balnéaire de Plakias, je m’assieds à la terrasse d’un café. Je profite de son ambiance. Puis, je décide de profiter du soleil à Damnoni Beach. Peu de monde en septembre, mais juillet/aout doit-être des mois très chargés. La plage est très longue et large. Plusieurs loueurs de transats sont disponibles. La mer était un peu agitée. J’y suis resté quelques heures.
/ Réthymnon
En fin d’après-midi, je reprends la route pour rejoindre au nord Réthymnon, la troisième ville du pays. Encore une fois la route est splendide ! Les canyons, les montagnes blanches brutes et imposantes sont au registre de la traversé de l’île.

J’y suis resté une nuit à Réthymnon. La ville est plus calme que La Canée, moins touristique. Elle pour autant très agréable et attirante. Le vieux port est magnifique. La ville s’étend sur des kilomètres, le long de la mer Egée. J’ai bien aimé.



Héraklion, fin du voyage
Le lendemain, dernière route pour la capitale, Héraklion. Je vais y rester deux jours. Ensuite, je prendrai mon avion pour retourner en France. Je n’ai pas aimé cette ville. Aucun intérêt, rien de très beau. Il n’y a pas grand chose d’intéressant à voir. Si vous n’avez pas trop de temps, passer votre chemin. Certe le musée de l’archéologie est reconnu et intéressant, mais il est nécessaire de connaître le grec ou l’anglais pour bien tout comprendre…

La plage d’Ammoudara beach, vers l’ouest est accessible en bus, plusieurs lignes avec pas mal de fréquence. Pas trop de monde en septembre, bien plus calme que la ville.

Le mot de la fin
La Crète mérite d’y passer du temps , de sortir des sentiers battus … une nature brute et authentique, préservée. Certes, le tourisme de masse est présent et nécessite de bien s’organiser sur certains lieux. J’ai beaucoup aimé ce voyage, j’y reviendrai pour faire la partie Est de l’île …

A consommer avec modération
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